Escalade Grand Pic de Belledonne 2977m

27 août 2012

18 Aout 2012

Escalade Grand Pic de Belledonne 2977m

  • voie Rebuffat  400m,TD,  6b

Montée au refuge de Jean COLLET avec Pat le samedi (et oui on se la prend cool, pour une fois pas de bivouac), puis dépose du matos de grimpe au-dessus du lac Blanc, par le raccourci 1h (départ au-dessus du refuge).

Après une nuit douillette dans l’alcôve, départ du refuge 6h, récup du matos escalade, glacier ou ce qu’il en reste à  7h30, on chausse les crampons sur les baskets (et ça marche) pour les derniers mètres qui se redressent.

Saut de la Rimaye et attaque par la droite du socle (au plus raide) , qui présente un beau rocher facile, suivi d’une pente de caillasse avant le 2ème ressaut (pile dans la bande noire) et re tas de cailloux.

On commence la Face proprement dite à 10h (on se l’a pris vraiment cool), enfin du raide, vue du bas ça de la gueule.

L’écaille en 5c est in protégeable, mais on se plait à penser qu’au cas où,  la corde aurait la bonne idée de rester dans la dite écaille, mais bon, le pas « dur » est au-dessous.

Un bon relais sur spits (houlà là, ne pas trop s’émoustiller c’est le second et en même temps le dernier équipé), on est chaud bouillant pour la 3ème longueur, enfin  le 6b (un piton d’origine et une sangle en place) facilement protégeable, pour peu que l’on place les coinceurs correctement, le mien était un irréductible célibataire et n’a pas voulu épouser cette belle fissure toute ouverte pour fonder une entente durable (du moins le temps que je grimpe).

Ensuite au milieu de cette paroi raide on se faufile et on profite de tous ses points faibles, avant de finir sur la belle dalle de sortie (dernier relais que je confectionne avec une corde de 11 coincée qui traine, donc maintenant 3 relais équipés pour 400m de grimpe, 9 longueurs).

13h au sommet, tour du propriétaire, hormis la Face c’est un tas ! Mais le paysage vaut le détour.

Comme on a commencé cool, on finit cool, pas de traversée mais après un frugal repas, saucisson, pain, patte de coing, pain (dans l’ordre et le désordre), on descend par la voie normale.

C’est aussi un tas…incliné.

Les impressions sont mitigées, on reste sur notre faim question escalade, dans cette paroi raide les longueurs raides ne font pas légion. Mais le coin est magnifique et sauvage, et c’est pour ça qu’on est là aussi.

Le refuge Jean Collet quant à lui, rien à redire, ou plutôt si beaucoup à dire, accueil très sympa, bouffe recherchée et délicieuse, gardienne charmante et à l’écoute. Un petit refuge qui sait rester refuge.

 Retrouvez les photos de cette escalade dans la rubrique « Photos ».

Fred Juarez

Pat Meneghin

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